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Avant l’instauration, en 1958, des Directions des Antiquités préhistoriques et historiques de Bourgogne, cette commission a été le pivot des recherches et des publications archéologiques sur toute la Côte-d’Or. Elle est à l’origine du Musée archéologique de Dijon, devenu municipal en 1955.
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Bureau de la Commission
Président d’honneur : Françoise Vignier
Président : Bernard Sonnet
Secrétaires : Élisabeth Rabeisen, Alain Rauwel
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Derniers travaux
- 16 novembre 2011, Benoît Chauvin : « Dijon : du nouveau sur le “Cellier” de Clairvaux (…1190-1210…). »
- 16 décembre 2011, Bernard Sonnet : « L’ancienne abbaye bénédictine Saint-Pierre et Saint-Paul de Bèze. État des lieux. »
- 18 janvier 2012, Christine Lamarre : « Patrimoine et sensibilités : l’exemple de Dijon. »
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Histoire de la commission
En 1783, les Élus de Bourgogne, entendons la Commission permanente des États de la province, faisaient le choix de l’Académie pour recevoir en dépôt les objets trouvés au cours des travaux qu’ils ordonnaient : “médailles, monnaies anciennes et autres curiosités soit historiques soit naturelles” devaient désormais être remises au secrétaire afin que celui-ci les plaçât dans le cabinet de la compagnie.
Passent les années de la Révolution et de l’Empire. En 1819, le préfet Stanislas de Girardin, devant effectuer pour son ministre “des recherches exactes sur les monuments et les antiquités”, s’adressa aussitôt à l’Académie qui désigna 5 commissaires parmi ses membres et des correspondants dans chaque arrondissement.
Le 8 septembre, un arrêté préfectoral instituait la Commission des antiquités.
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Alise, Rome, les Ducs
Dès les Mémoires de 1820, l’Académie mentionne qu’elle “a reçu de sa Commission permanente d’antiquités plusieurs rapports”, dont 3 de M. Girault sur “les fouilles ouvertes, dans l’été 1819, sur le plateau du Mont-Auxois, emplacement de l’ancienne et malheureuse Alise”, avec de nombreux développements sur divers “morceaux”.
En 1830, une autre commission est formée, qui édite ses propres volumes à partir de 1834 : Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d’Or, années 1832 et 1833, tome 0, puis tome 1er pour 1838-1841, avec, outre les comptes rendus extrêmement riches, la “Description des vingt-deux miniatures relatives à la fondation de l’hôpital du Saint-Esprit à Rome et à Dijon”, par Gabriel Peignot, 2 rapports de fouilles à Alise et un mémoire sur les milliaires de Charles-Hippolyte Maillard de Chambure, l’histoire de Gilly-lès-Cîteaux de Joseph Garnier, celle de Champignolles par César Lavirotte, la description de la chapelle de Pagny par Henri Baudot, l’étude sur le cours du Suzon par J. Garnier et N. Vallot, enfin le dossier sur les ossements des ducs de Bourgogne Philippe le Hardi et Jean sans Peur découverts à Saint-Bénigne de Dijon. Un recueil de 18 planches complète ces deux volumes.
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Autres travaux de prestige
Parmi les autres études fameuses du 19e siècle, mentionnons la monographie du château de Talant par Joseph Garnier (t. 3, 1848-1852, rééd. avec une préface du chanoine Marilier en 1984), le “Mémoire sur les sépultures des Barbares de l’époque mérovingienne découvertes en Bourgogne et particulièrement à Charnay” d’Henri Baudot (t. 4, 1957-1860), avec 29 planches en couleurs, l’”Histoire des principales fondations religieuses du bailliage de la Montagne” par Prosper Mignard (t. 6, 1861-1864, réimpr. dans les Cahiers du Châtillonnais, n° 133, 1998), la “Notice historique sur la chapelle et l’hôpital aux Riches” par Jules d’Arbaumont (t. 7, 1865-1869), les recherches sur les hôtels de ville de Dijon par Joseph Garnier (t. 9, 1874-1877), l’épigraphie de Saint-Bénigne par Gabriel Dumay et le catalogue du médaillier légué à la Commission par M. Gueneau d’Aumont (t. 10, 1878-1884), …