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LE PRIX DE L’ACADÉMIE

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En 1750, Jean-Jacques Rousseau, « citoyen de Genève », remporte le Prix de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, pour son essai répondant à la question de savoir « si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs ». Il accède alors à la célébrité. De son côté, l’Académie de Dijon est toujours réputée pour avoir couronné le philosophe.

Elle maintient la tradition du concours et propose, chaque année, une réflexion sur un thème contemporain. Elle a ainsi distingué, entre autres, Jean Duvignaud (La solidarité, 1988), Dominique Schnapper (La France de l’intégration, 1992), Marie-Noëlle Schurmans (Les solitudes, 2004), Frédéric Sojcher (Le Manifeste du cinéaste, 2006), Jean-Robert Pitte (Bordeaux-Bourgogne : les passions rivales, 2007), le Conservatoire de l’espace littoral et des espaces lacustres (1995), ainsi que des auteurs d’études inédites, publiées ensuite par les lauréats comme Jean-Jacques Rousseau l’avait fait : Christian Trottmann, (La Voix enchantée, 1994), soeur Marie-Dominique Seguin, (La contemplation a-t-elle sa place dans le monde d’aujourd’hui ? 1998, pour le 9e centenaire de l’abbaye de Cîteaux), Jean-Louis Guérin (Un jardin d’alliances pour le XXIe siècle, 2000). Dernièrement, elle a remis son Prix à Clara Lecadet (Auschwitz-Birkenau : voices within, 2008) et à l’organisation non gouvernementale Bibliothèque sans frontières (2011).